Au-delà des vibes : la vraie histoire du vibe coding
Le vibe coding n’est pas nouveau : c’est la dernière étape d’un long parcours visant à créer plus rapidement. La véritable différence aujourd’hui ? L’ingénierie du contexte, qui place les clients au premier plan.
« Vibe coding » est l’expression que tout le monde emploie. Selon la personne à qui vous posez la question, c’est soit l’avenir du développement, soit une simple mode de plus. En réalité, le vibe coding n’est ni tout nouveau ni près de disparaître ; il s’inscrit dans une longue tradition d’entreprises en quête de rapidité, d’efficacité et d’attention portée aux clients.
Alors, d’où vient-il et pourquoi gagne-t-il du terrain maintenant ?
Le vibe coding avant le vibe coding
Le rêve de créer des logiciels sans se noyer dans la syntaxe existe depuis des décennies.
- Le développement rapide d’applications (RAD) dans les années 1980 a fourni aux équipes des outils de glisser-déposer pour raccourcir les cycles de développement.
- Les plateformes low-code/no-code promettaient de « démocratiser le développement », en permettant aux utilisateurs métier d’assembler des applications sans expertise approfondie en programmation.
- Et oui, les développeurs pratiquent depuis longtemps une forme de vibe coding : ils récupèrent des extraits de code sur des forums, les ajustent jusqu’à ce qu’ils fonctionnent, puis avancent.
La différence aujourd’hui, c’est l’échelle. Avec l’IA, le vibe coding peut signifier générer des bases de code entières en quelques minutes, et non plus seulement des composants. C’est ce bond en avant qui explique pourquoi le terme trouve un écho aujourd’hui.
L’idée reçue : coder sans codeurs
C’est là que le vibe coding est mal compris. Certains y voient un moyen d’exclure les développeurs du processus. Après tout, si un système peut générer du code, pourquoi faire appel à des ingénieurs ?
La réalité est tout le contraire : les développeurs compétents deviennent encore plus indispensables. Ce sont eux qui :
- Repèrent les défauts que le code généré par l’IA pourrait dissimuler.
- Veillent à ce que les solutions respectent les normes de conformité, d’évolutivité et de sécurité.
- Apportent le contexte qui transforme un « code fonctionnel » en un système au service des clients.
Sans cette supervision, le vibe coding n’est pas de l’innovation, mais une dette technique en devenir.
L’ingénierie du contexte : le volant
Si le vibe coding est une voiture rapide, l’ingénierie du contexte est le volant. Le code peut être généré rapidement, mais le contexte est ce qui l’oriente vers la valeur client.
L’ingénierie du contexte n’est pas nouvelle non plus. Elle a toujours consisté à traduire les problèmes métier en exigences structurées. Ce qui a changé, c’est la visibilité qu’elle a acquise. Puisque le code peut être généré instantanément, l’importance d’un contexte clair n’a jamais été aussi évidente.
Pourquoi les entreprises devraient s’y intéresser
Pour les entreprises, le vibe coding sans ingénierie du contexte donne une impression de rapidité, mais reste fragile :
- Des démonstrations qui impressionnent les investisseurs, mais déçoivent les clients.
- Des fonctionnalités livrées rapidement, mais truffées de failles de sécurité et d’ergonomie.
- Des équipes qui passent plus de temps à corriger les « suppositions » de l’IA qu’à construire ce qui compte.
En appliquant l’ingénierie du contexte, le vibe coding devient tout autre chose :
- Un moyen d’accélérer l’expérimentation sans perdre l’alignement avec les besoins des clients.
- Un outil qui libère les développeurs pour se consacrer à la conception et à la stratégie à plus forte valeur ajoutée.
- Un pont entre l’innovation rapide et une mise en production fiable.
Perspective de Ridiculous Engineering
À Ridiculous Engineering, nous considérons le vibe coding comme faisant partie d’un continuum. Les outils peuvent changer, mais le principe reste le même : la technologie n’a d’importance que lorsqu’elle résout de vrais problèmes.
C’est pourquoi nous ne nous contentons pas d’expérimenter de nouvelles méthodes : nous les associons à l’ingénierie du contexte, à la supervision et à la rigueur. Nous veillons à ce que ce qui est créé ne soit pas seulement rapide, mais adapté à son objectif, résilient et axé sur le client.
Nous avons vu des outils apparaître puis disparaître. Ceux qui perdurent sont utilisés avec discernement, en plaçant les besoins des clients au centre. C’est l’approche que nous adoptons, que le mot à la mode du jour soit low-code, no-code ou vibe coding.
En résumé
Le vibe coding ne vise pas à éliminer les développeurs, mais à les valoriser. Il nous rappelle que le contexte a toujours fait la différence entre une solution rapide et une solution durable.
La question n’est pas de savoir si le vibe coding va durer. La question est la suivante : les entreprises l’utiliseront-elles judicieusement, avec le contexte approprié, pour servir leurs clients ? C’est là que Ridiculous Engineering peut aider.
Références et lectures complémentaires :